MOOC : l’enseignement en ligne libre et gratuit

15 juillet 2013 13 h 28 min2 commentaires

C’est au MIT (Massachusetts Institute of Technology) que la première plateforme proposant des cours universitaires en ligne gratuits voit le jour au début des années 2000. Dix ans après cette initiative, de nombreuses universités à travers le monde, séduites par l’idée, commencent à mettre en ligne des cours gratuits ouverts à tous : les MOOC (Massive Open Online Courses). Il est désormais possible d’étudier à Harvard depuis son canapé, sans débourser une somme folle en frais d’inscription.

L’enseignement à la portée de tous

MOOC

Tel est le leitmotiv des MOOC : rendre accessible l’éducation au plus grand nombre et notamment aux pays en voie de développement.

Plusieurs plateformes existent. Parmi les plus connues on retrouve les américaines Udacity, Edx et Coursera, toutes trois créées en 2012. L’engouement pour ce nouveau genre d’apprentissage est tel qu’après un peu plus d’un an d’existence la jeune start-up Coursera compte déjà 396 cours en ligne proposés par 93 universités. Une source de connaissances offerte aux quelque 4 millions d’internautes déjà inscrits.

Premiers cours en français

Si les cours sont encore à ce jour essentiellement dispensés en anglais, que ceux qui ne maîtrisent pas la langue de Shakespeare se rassurent. Certains établissements français commencent à s’y mettre. Ainsi, dès la rentrée prochaine on trouvera notamment des MOOC de l’école de droit de la Sorbonne et Polytechnique. On assiste également au développement d’autres plateformes, encore confidentielles, espagnoles, indiennes, ou françaises afin que cette nouvelle forme d’éducation en ligne ne se résume pas à un monopole américain.

L’Union européenne pour sa part n’est pas en reste. Début 2013, la Commission a participé au lancement d’une nouvelle plateforme baptisée OpenUpEd. Ce MOOC européen dispense pour l’heure une soixantaine de cours émanant de 11 universités. Le tout en 12 langues différentes.

Une révolution de l’enseignement supérieur 

Selon Patrick Aebischer, Président de l’Ecole Polytechnique fédérale de Lausanne (Suisse), il ne s’agit pas là d’une révolution « pédagogique » mais plutôt d’une révolution « infrastructurelle » rendue possible par le développement d’Internet et des interactions entre internautes étudiants et professeurs.

Les MOOC ne donnent pas lieu à l’obtention d’un diplôme en fin de cursus mais à une certification sans valeur légale. Cependant sur Internet, encore plus qu’ailleurs, quantité d’étudiants sont des auditeurs libres qui ne sont inscrits aux cours que dans le but d’apprendre. Pour les autres, rien n’empêche d’inscrire ces cours d’un nouveau genre dans leur CV.

Pauline Coiffard

email
Tags:

2 commentaires

  • Cool nous qui avons pas des moyen de se deplacer car l ambassade de france ne veu pas nous octroyer de visat de peur d alle remplis le rue des pays europeen avec nos souffrance je vous dis encore merci je peut etudiet et sur place et apprendre comme les enfants des dirigent de ce monde.

  • enfin les Europeéns s’y mettent,les francophones pourront étudier chez eux dans leurs milieux(évitant ainsi le déracinement, les risques
    du voyage et dans de meilleures conditions économiques et d’honorabilité

Répondre