Les alpinistes nettoieront bientôt l’Everest

4 mars 2014 13 h 06 minDéposez le 1er commentaire

A partir d’avril, les alpinistes qui se lanceront à la conquête du toit du monde devront en redescendre avec 8 kilos de déchets dans le sac à dos. Conséquence du nombre croissant d’immondices abandonnées sur les pentes immaculées. 

Everest

Pavel Novak / Wikimedias Commons

C’est la plus haute poubelle du monde. Chaque année des milliers de touristes affluent sur les contreforts de l’Everest. Quelques centaines seulement atteindront le sommet. Et tous les ans, des nuées de nouveaux détritus viennent joncher la route vers le point culminant du globe. Boîtes de conserve, nourriture, matériel de montagne, la liste est longue. Devant l’ampleur du phénomène, les autorités népalaises ont pris le taureau par les cornes, bien décidées à lutter contre cette pollution des cimes.

A compter d’avril prochain, les conquérants du toit du monde devront jouer les éboueurs des hauteurs. Leur défi : redescendre du sommet avec 8 kilos de déchets sur le dos. « Si les alpinistes ne nous ramènent pas ces ordures, nous les poursuivrons en justice et nous les punirons », indique un responsable du ministère du Tourisme. Le résultat de ces collectes sera contrôlé par un bureau prochainement installé au camp de base de l’Everest.

Radicale, la mesure permettra d’inciter certains alpinistes peu scrupuleux à respecter davantage la montagne en conservant leurs déchets jusqu’à leur retour au camps de base. Une initiative nécessaire car chaque année, environ 50 tonnes de déchets sont abandonnées sur les pentes de l’Everest, selon un volontaire du projet Saving Mount Everest.

Faire participer les randonneurs et amoureux de la montagne aux nettoyages des pentes, cols et arêtes n’est pas une idée neuve. En France, l’association Mountain Riders organise tous les ans des campagnes de ramassage de déchets de mai à septembre autour de nombreuses stations de ski. En 2012, 50 tonnes de déchets ont ainsi été collectées par 7 200 volontaires affairés en 100 lieux différents.

Nicolas Blain – @Nicolas_Blain

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