Avec la bagasse, la canne à sucre devient électricité

15 novembre 2013 13 h 43 min2 commentaires

Bagasse : si le mot ne vous dit rien, retenez-le bien. Ce résidu fibreux issu du broyage de la canne à sucre constitue la première source d’énergie renouvelable dans les DOM. L’île de la Réunion compte notamment sur elle pour atteindre l’autonomie énergétique en 2030.

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CC Irodman/Flick

10% de l’électricité de la Réunion

Et si à l’image de l’île danoise de Samsø, un territoire français devenait autosuffisant énergétiquement ? Cette utopie, la Réunion la poursuit fermement et vise l’autonomie énergétique à horizon 2030. Pour y arriver, en plus du solaire et de l’éolien, l’île mise sur la canne à sucre. Pus précisément sur la bagasse, ce résidu  issu du broyage des cannes après que le sucre en ait été extrait.

Plutôt que jeter ce reliquat fibreux pourquoi ne pas le valoriser dans une logique circulaire ?  L’idée profite aux producteurs locaux de cannes grâce aux revenus complémentaires générés par la vente des résidus. En pratique 8000 tonnes de végétaux permettent de produire  2400 tonnes de bagasse. La matière sert alors de combustible dans des centrales thermiques. A la Réunion, deux centrales ont ainsi avalé l’an dernier quelque 537 000 tonnes de bagasse qui ont fourni près de 10% de l’électricité de l’île.

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© Tereos

Un complément qui pèse

« Comme d’autres biomasses », la bagasse « permet de faire fonctionner, par la vapeur issue de sa combustion, une turbine et un alternateur qui vont produire de l’électricité » détaille EDF. « Elle est ainsi exploitée dans des centrales thermiques, en complément de l’utilisation classique du charbon, entre juin et décembre, période de la campagne sucrière ».

Si la bagasse demeure pour l’heure un complément au charbon, elle permet tout même d’en limiter les importations à la Réunion. Autre signe positif, la valorisation énergétique de la canne à sucre est également réalisée aux Antilles. Notamment en Guadeloupe et en Martinique où la bagasse représente la première source d’énergie renouvelable de l’île avec plus de 55% de la production.

Nicolas Blain

Les détails en images avec cette vidéo signée EDF

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2 commentaires

  • Comme en France, Suez, Veolia et EDF ont totalement verrouillé la méthanisation à la ferme, j’ai résolu le problème par la technique : rendement électrique proche de 95%, fabrication de biogaz purifié pour des moteurs du commerce (10 k€ avec l’alternateur et non 100 k€ comme un MAN bricolé) et stocké sous haute pression. En fait, toutes les techniques pour sortir de l’esclavage imposé par les trois sont disponibles. Il suffisait de les assembler.

    • je suis d accort avec toi Monnot et je souhaite trouver des liens sur ton sujet mais je n’en trouve pas de probant si tu en a ce sera sympa

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